Splatoon 3
Un jeu de tir Nintendo très coloré où l’objectif est surtout de couvrir le terrain d’encre, avec une excellente campagne solo et un multijoueur en ligne très riche.
Compatibilité consoles
Version native : Nintendo Switch
Nintendo Switch 2 : Rétrocompatible
Informations essentielles
Notre avis en 30 secondes
Splatoon 3 est un jeu de tir très coloré où recouvrir le terrain d’encre compte autant que toucher les adversaires. La campagne solo permet d’apprendre progressivement les déplacements, la caméra et la visée avant de se lancer dans les parties en ligne.
Le jeu fonctionne bien pour les enfants qui aiment la compétition en équipe, et Salmon Run apporte une vraie coopération. En revanche, il n’existe aucun écran partagé : chaque joueur doit disposer de sa propre console.
La lecture reste modérée, mais l’autonomie demande surtout une bonne maîtrise de la manette. Nous le recommandons plutôt autour de 9 ans, même si le PEGI est 7.
Le principal point de vigilance est le multijoueur en ligne : les matchs sont rapides, les écarts de niveau peuvent être frustrants et un enfant qui vit mal les défaites aura besoin d’un cadre plus clair.
Points clés
- Difficulté réglable
- Jouable hors ligne
- Science-fiction
- Coloré
- Collection
Pour jouer avec un enfant
Ce que vous devez savoir pour une bonne expérience avec votre enfant.
À plusieurs, comment ça se passe ?
Tout ce qu’il faut savoir pour le mode multijoueur et le rôle de chacun.
Sur la même console
1 joueurNombre de joueurs renseigné par l’éditeur.
Type de partie
Coopératif et compétitifLa dynamique principale lorsque plusieurs personnes jouent.
Rôle du deuxième joueur
Pas de deuxième joueurLe niveau d’implication prévu pour le second joueur.
À quel âge jouer à Splatoon 3 ?
PEGI 7 et maniabilité beaucoup trop exigeante à 3-4 ans.
Le PEGI 7 exclut la tranche 5-6 ans.
À 7-8 ans, un enfant déjà très à l’aise avec les jeux 3D peut profiter de la campagne, mais le multijoueur reste exigeant.
À 9-10 ans, la plupart des enfants maîtrisent suffisamment visée et objectifs pour profiter pleinement du jeu.
À 11-12 ans, le multijoueur et la coopération offrent énormément de profondeur.
Excellent jeu compétitif pour les adolescents.
Le jeu reste extrêmement solide et riche pour les adultes.
Notre test
Un jeu de tir où gagner ne consiste pas seulement à éliminer les autres
Splatoon 3 est plus accessible qu’un jeu de tir classique parce que l’objectif principal des matchs standards est de recouvrir le terrain avec son encre. Un enfant peut donc être utile à son équipe même s’il vise encore mal les adversaires. Cette règle réduit un peu la pression et permet de comprendre rapidement ce que l’on doit faire.
Le jeu reste néanmoins très dynamique. Il faut se déplacer, surveiller la carte, alterner entre forme humanoïde et nage dans l’encre, recharger son réservoir et comprendre quand attaquer ou éviter un adversaire. La simplicité du principe ne doit donc pas être confondue avec une prise en main immédiate.
La caméra et la visée constituent le premier vrai apprentissage
À 9 ans, beaucoup d’enfants savent déjà gérer simultanément déplacement et caméra, mais Splatoon demande aussi de viser rapidement. Les commandes par mouvements peuvent devenir très précises une fois apprises, tandis que les sticks offrent une alternative plus classique. Dans les deux cas, les premières parties peuvent être désordonnées.
La campagne solo est utile pour apprendre les déplacements et les armes sans subir directement le rythme de joueurs humains. C’est la meilleure porte d’entrée avant de se lancer dans le multijoueur en ligne.
Pourquoi nous le recommandons plutôt à partir de 9 ans malgré le PEGI 7
Le contenu visuel reste très coloré et le PEGI 7 est cohérent sur ce point. Notre recommandation plus élevée vient surtout des compétences demandées : visée, caméra, lecture rapide de la situation et capacité à accepter la défaite face à d’autres joueurs.
Un enfant de 7 ans très expérimenté peut évidemment s’amuser à peindre le terrain. Mais pour jouer avec une vraie autonomie, comprendre les équipements et ne pas être constamment dépassé par le rythme en ligne, 9 ans nous paraît généralement plus réaliste.
Le point essentiel pour une famille : aucun écran partagé
Splatoon 3 ne permet pas à deux enfants de jouer ensemble sur une seule console. Chaque participant doit posséder sa propre Switch ou Switch 2 et son propre exemplaire du jeu. C’est vrai aussi pour les modes en communication locale. Il faut donc anticiper le matériel avant d’acheter le jeu pour une fratrie.
Si l’objectif est simplement de réunir plusieurs personnes autour d’une seule console, Mario Kart 8 Deluxe est beaucoup plus simple à organiser : jusqu’à quatre joueurs peuvent y jouer localement avec un seul exemplaire.
Le jeu en ligne est au cœur de l’expérience
La campagne solo existe réellement, mais une grande partie de l’intérêt de Splatoon 3 vient des matchs en ligne. Un abonnement Nintendo Switch Online est donc à prévoir pour profiter pleinement du jeu. Les matchs classiques mettent l’accent sur la couverture du terrain, tandis que les matchs anarchie ajoutent des objectifs plus compétitifs et demandent davantage de coordination.
Pour un enfant, la différence est importante : jouer contre l’intelligence artificielle permet d’apprendre à son rythme ; affronter d’autres personnes signifie accepter des niveaux très variables, des défaites rapides et des partenaires que l’on ne choisit pas toujours.
Salmon Run apporte une vraie coopération
Salmon Run change complètement l’ambiance en réunissant jusqu’à quatre joueurs contre des vagues d’ennemis. Il faut récupérer des œufs, se secourir et remplir un objectif commun. Pour un enfant qui préfère coopérer plutôt que se mesurer directement aux autres, c’est l’un des modes les plus intéressants.
La coopération ne supprime pas la difficulté : les vagues peuvent devenir intenses et une équipe mal organisée échoue rapidement. Mais la défaite est partagée, ce qui peut être mieux vécu par certains enfants qu’un classement individuel.
Matchs courts ne veut pas dire jeu facile à arrêter
Les parties sont assez courtes, ce qui donne l’impression d’un jeu idéal pour des sessions rapides. En pratique, le format encourage facilement à relancer « encore un match ». C’est particulièrement vrai lorsqu’une défaite donne envie de se rattraper ou qu’une rotation de modes est intéressante.
Pour une famille qui encadre le temps de jeu, il est souvent plus efficace de fixer à l’avance un nombre de parties ou une heure d’arrêt que d’attendre qu’un match se termine et de décider à ce moment-là.
Lecture, équipement et progression
La lecture n’est pas lourde pendant l’action, mais l’enfant doit tout de même comprendre les menus, les descriptions d’armes et les différents modes. Les équipements possèdent aussi des effets qui deviennent importants lorsqu’on veut progresser sérieusement.
Un enfant peut s’amuser sans optimiser toutes ces statistiques. Le jeu devient simplement plus riche avec le temps, à mesure qu’il comprend quelles armes et quels équipements correspondent à sa manière de jouer.
Compétition et frustration : le vrai point de vigilance
Splatoon 3 demande de savoir perdre. On peut faire une bonne partie et perdre parce que l’équipe adverse a mieux joué dans les dernières secondes. On peut également tomber face à des joueurs beaucoup plus expérimentés. Cette imprévisibilité fait partie du multijoueur.
Pour un enfant qui vit encore très mal la compétition, un jeu local plus contrôlable comme Nintendo Switch Sports peut être plus facile à partager en famille : plusieurs participants jouent sur la même console et les adversaires peuvent être choisis dans le salon plutôt que rencontrés en ligne.
Jouer avec des amis ou avec des inconnus
Les possibilités dépendent du mode : il est possible de rejoindre des amis en ligne, créer des matchs privés ou utiliser le matchmaking. Pour les parents, l’essentiel est de savoir que l’enfant évolue dans un environnement connecté et que certaines activités réunissent automatiquement d’autres joueurs.
Le jeu ne doit pas être dramatisé pour autant. Avec les réglages adaptés et un enfant qui comprend la différence entre amis connus et joueurs rencontrés en ligne, il peut devenir une excellente première expérience de compétition en équipe.
Notre avis
Splatoon 3 mérite une analyse détaillée parce que son intérêt familial dépend moins du PEGI que de trois questions : l’enfant maîtrise-t-il bien la caméra, accepte-t-il la compétition et dispose-t-il du matériel nécessaire pour jouer avec ses proches ? À partir de 9 ans, la campagne solo permet d’apprendre sereinement avant de découvrir un multijoueur riche. Salmon Run est particulièrement intéressant pour coopérer, mais l’absence totale d’écran partagé doit être connue avant l’achat. Pour une seule Switch familiale, ce n’est pas le jeu multijoueur le plus simple ; avec plusieurs consoles et des amis équipés, son potentiel devient beaucoup plus fort.
La note Switch en Famille
Les bons côtés
- Univers coloré et violence très stylisée
- Mode principal basé sur le contrôle du terrain plutôt que les éliminations
- Excellente campagne solo pour apprendre
- Très grande richesse du multijoueur
- Salmon Run apporte une vraie coopération
- Énorme rejouabilité
Les moins bons côtés
- Aucun multijoueur sur une seule console
- Le multijoueur en ligne peut être frustrant
- La visée et la caméra demandent une bonne coordination
- Nécessite plusieurs consoles pour jouer entre frères et sœurs
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